2008-08-05 : La traversée, selon Mélanie
Si je mets de côté mon orgueil pour quelques instants, je peux vous avouer que les deux premiers jours en mer n’ont pas été de tout repos. Mal de tête, mal de mer et tout le tralala. Heureusement, Pascale (la mère l’oie) était à nos côtés pour prendre soin de tous ces maux : petites soupes, médicaments contre les nausées, couvertures, débarbouillettes humides, etc.
Au jour 3, je me sentais déjà mieux. J’ai pu apprécier toutes les minutes offertes qui, soit dit en passant, sont nombreuses dans une journée sur un voilier ! Le pont a servi de salle de bronzage. Puis, le cockpit a pris différentes allures : la salle de musculation où Geneviève et moi avons fait nos exercices de raffermissement quotidiens, la cuisine où de nombreux biscuits et muffins ont été concoctés avec amour (et chocolat), et le dispensaire pour soigner les grands malades. Le cockpit s’est révélé être un endroit idéal pour se reposer, lire et faire des jeux tout en partageant plusieurs fous rires. Il a même été transformé en salon de coiffure pour décorer mes cheveux de minuscules tresses. Le résultat nous a donné une raison de plus de rire, car j’avais un air de clown échappé d’un cirque.
Depuis le départ, le soleil est au rendez-vous et le paysage est toujours aussi beau. L’eau est à perte de vue le jour et la nuit il est possible d’apprécier les étoiles filantes qui parcourent le ciel. Pascale et moi faisons ensemble le quart de minuit à 6h et celui de midi à 18h. Nous partageons ainsi le cockpit, puis la chambre, en alternant avec Éric et Geneviève sur les autres 12 heures de la journée.
Le jour 4 fut un moment historique pour nous tous. Pascale attrapa son premier poisson au bout d’un hameçon multicolore ridicule. Le leurre était déjà dans l’eau depuis 2 jours, alors quelle ne fut pas notre surprise à tous de voir que notre pêcheuse amateur avait enfin réussi à capturer une créature au bout du long fil laissé à la traîne à l’arrière du Whistler...
~ Mélanie Jalbert
|